Le dessinateur, la colline et le cosmos
 
de J. Anfré
 
Janvier 2006
 


Dessin :
    
J. Anfré

Scénario :
     J. Anfré

Pages : 128
broché à rabats
Prix : 13.5 €

EAN : 9782849530344
ISBN : 2-84953-034-4
Code Volumen :
85119

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L'histoire...
Où le dessinateur puise-t-il son imagination ? De ce qu’il voit. D’où vient ce qu’il voit ? De ce qui l’entoure. Mais qui donc, à l’origine de toute chose, a bien pu imaginer les contours de ce que nous voyons ? Pour que les arbres ressemblent aux arbres, les collines aux collines et les fleuves aux fleuves, n’a-t-il pas fallu le concours d’un dessinateur ? Du Dessinateur avec un grand « D » ?

A travers les aventures déjantées d’un dessinateur que l’on prive arbitrairement de sa main droite pour avoir créé un animal incohérent, Jérôme Anfré nous emmène dans les coulisses de la Création. Mais des coulisses aussi rocambolesques qu’oniriques : sous la direction de contremaîtres hauts en couleur, des équipes s’affairent pour dessiner, fabriquer puis convoyer les collines, la végétation et les animaux qui donneront naissance à la terre. Pourtant, inévitablement, un grain de sable coince les rouages : rien n’est plus sous contrôle et la création peut prendre le pas sur la raison pour repousser ses limites.

Sous ses airs de fable, Le Dessinateur, la colline et le cosmos cache une véritable plaidoirie pour la création sans limite et sans contrainte. A sa lecture, on pense inévitablement à Lewis Carroll, Winsor McCay, Terry Gillian… et surtout à l’incontournable Fred. Mais ne le dites pas à l’auteur, sa modestie en souffrirait !
 
> En savoir plus sur J. Anfré
 
 
Revue de presse
 
Phenix Mag par Gerard Wissang

Ce prologue est le point de départ d’un long voyage à travers la « création ». Cette période critique et fantasque durant laquelle les dessinateurs, et les artistes en général, sont confrontés à leurs plus grandes peurs et leurs plus grands délires. Grâce à un trait vibrant et un encrage varié, Jérôme Anfré réussit ce pari original. On ne s’y perd pas. On suit, émerveillé, les aventures de ce dessinateur qui a compris que le meilleur chemin vers la créativité, c’est la courbe et non pas la ligne droite. Hundertwasser en serait ravi !
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sceneario.com par FredGri

Je ne me suis pas posé de question, c'est vrai, j'ai ouvert cet album, m'y suis complètement plongé et progressivement je me suis laissé pénétrer par cette succession de planches, de scènes qui m'ont enthousiasmé !
Bon, c'est vrai que parfois on a le sentiment que cela part dans tous les sens, on a du mal à saisir la signification de tel ou tel détail mais ce qui est important c'est le tout, ce monde que l'on voit se constituer devant nous comme si, au fond, Jérôme Anfré lui-même se retrouvait devant nous en libérant les créatures qui occupent son esprit.

126 pages, donc, qui dépeignent un monde onirique, aux limites de l'absurde, 126 pages qui nous montrent combien le coeur doit parfois s'ouvrir à l'abstraction, aux rêves, à cette énergie brute qui permet de nourrir notre regard. J'ai eu le sentiment de me retrouver dans une sorte de mélange entre les Monty Python, Buzzati et Edward Lear. D'autant que les dessins deviennent très vite très agréables et très fluides, parfait pour cette narration farfelue qui sautille dans tous les sens !

Une excellente surprise à découvrir rapidement en tout cas !
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ActuaBD par François Peneaud

Peuplé de créatures fantastiques aux rôles bien définis, l’univers de Jérôme Anfré est aussi cohérent que dépaysant - l’une des belles idées de cet album est le fait que les animaux que veut créer le dessinateur sont ceux de notre monde, alors que celui sur lequel il travaille n’a que faire de notre faune. Si la comparaison avec la douce folie de Fred est inévitable, l’auteur, qui signe ici son premier album, nous semble déjà posséder une identité certaine : en effet, l’aspect allégorique de cette histoire est à la fois personnel (un dessinateur bridé qui cherche à se libérer) et universel (l’opposition individu / bien général est clairement abordée dans cette histoire).

Le Dessinateur, la colline et le cosmos est un album à la fois divertissant et très humain, une fable moderne et légère qui a l’intelligence de ne pas proposer un retour au statu quo, contrairement à nombre de fictions contemporaines.
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La Provence par S.R.

Est-ce à la suite d'un coup de blues que Jérôme Anfré s'est laissé allé à des questions existencielles sur son métier de dessinateur ? On ne sait, mais assurément il arrive à nous interpeller sur ce métier qui demande des trésors d'invention et au cours duquel il ne faut pas hésiter à se remettre en question. Avec Le Dessinateur, la colline et le cosmos, Anfré nous entraîne, à la façon d'un Lewis Carroll dans l'univers déjanté, farfelu mais néanmoins poétique d'un dessinateur de bande dessinée. Une aventure autant rocambolesque que drôle.

 
L@BD par

Dans un graphisme noir et blanc efficace et nerveux, Jérôme Anfré s'adonne à une réflexion quasi philosophique sur l'acte de création, non sans poésie et non sans humour. Ca se lit comme une aventure surréaliste, débridée, un brin enfantine par moments. Jamais on ne s'ennuie car les 126 pages ne manquent pas de matière. L'album bénéficie qui plus est d'une très belle couverture (4ème comprise).

 
Mais à quoi donc ça ressemble ?