La boite à bulles - librairie de bandes dessinées
Passer l'hiver
 
de RIOULT Vincent, LIZANO Marc
 
Avril 2004
 


Dessin :
    
RIOULT Vincent

Scénario :
     LIZANO Marc

Pages : 96
Broché à rabats
Prix : 13 €
Collection : Contre-pied

EAN : 9782849530054
ISBN : 9782849530054
NUART : 79962


Amazon
Bd Net
Fnac
BDFugue

L'histoire...

Sur un radeau, cinq naufrag?s discutent ?prement de ce qui a pu transformer la Terre en un vaste oc?an. Ce sont Lo?c le dauphin, Loe?za la lapine, Yann l?hippopotame, Nolwenn la crocodile et Morwenna la m?sange. Plus loin, ? bord de son cargo, Jamie la vache pr?tresse exhorte ses troupes au combat et d?fend ? quiconque de poser un pied sur la terre ferme, sous peine de finir ? la casserole (et ce n?est pas qu?une image !)?

Sur fond de film catastrophe, dialogues corrosifs et situations rocambolesques s?encha?nent, faisant de Passer l?hiver un huis-clos acerbe, sanglant et empreint d?un humour noir en prise directe avec les d?rives de notre monde actuel.

R?alis?s en gravure sur bois ? avec pour d?cors des gravures extraites d?une vieille ?dition de Robinson Cruso? ? les dessins de Passer l?hiver poss?dent toutefois un dynamisme et une truculence r?jouissants. Entre Masse et Mic Delinx?


 
Revue de presse
 
Bédéka par Nicolas Bastet

Sous un scénario plutôt loufoque se cache en vérité une myriade de petits trésors de réflexions contemporaines et de dialogues aussi drôles que corrosifs. Marc Mizano aime observer les relations humaines, cela ne fait aucun doute. Dans cet album il réussit copieusement à nous en fabriquer un patchwork acide, sur un ton presque détaché qui nous offre une lecture vaporeuse et agréable. Et pourtant, ses personnages atypiques qui passent leur temps à s’entre-dévorer sont bien loin d’être des modèles de vertu. Il faut croire que la légèreté du récit trouve parfaitement sa place dans l’atmosphère graphique particulière de Vincent Rioult (…) [qui] utilise la gravure sur bois pour constituer ses scènes. (…)Le résultat est tout à fait désorientant mais agréable, et donne l’envie d’en recevoir encore.

 
actua BD par Nicolas Fréret

Marc Lizano se déchaîne. Les vices comportementaux de chacun alliés aux plaies béantes de la société, de l’individualisme exacerbé à la globalisation outrancière, sont anarchiquement passés en revue, Les dialogues sont vifs et tranchants, l’humour est à couper à la tronçonneuse. On est dans le trash, le gore, le résolument (in)humain. Lizano a des choses à dire, il les hurle et acte ses coups de gueules d’observateurs consternés par l’ignominie ambiante.

 
Benzine par Benoît Richard

Une fois entré dans l’histoire, le lecteur s’habituera très vite à ce trait simple et épais pour se concentrer sur le récit, ou plutôt sur ces échanges verbaux très acides, qui en disent plus longs sur les rapports humains que n’importe quel traité de sociologie.

 
montbouge.net par anonyme

Entre rires glacés et ellipses sensibles. Le cocktail frappe par la conception graphique de Vincent : un savant dosage de gravures sur bois (dont certaines extraites de « Robinson Crusoé ») mixé à la sauce numérique. Une technique hybride du passé et du présent. Déroutant mais si personnel. Les traits sont épais, les personnages faussement imprécis, les aplats au plus noir, l’ambiance grave. Telle l’épaisseur d’une craie grasse qui dessine notre destin. Renforçant les dialogues doux et amers de Marc, colistier à la bulle légère et affûtée.

 
cnbdi par J.-P.Me

Le traitement graphique inhabituel (des personnages dessinés en gravure sur bois, intégrés dans des décors consistant en détails agrandis d'illustrations de la fin du XIXe siècle) ajoute plaisamment à l'étrangeté de l'ensemble.

 
Mais à quoi donc ça ressemble ?